samedi 12 août 1995

des arbres-catapultes me
projetèrent au-delà des bords
tranchants de l’horizon
vers des cieux infiniment ronds


état psychédélique
bercé par des arcs stellaires
mon corps s’étire
s’imprègne de gouttes de néon
épouse la courbe universelle

le souffle immatériel des étoiles
provoque extase dans toutes les directions
et dérive intemporelle de ma conscience

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